NOUVELLES

Québec—Saint-Malo 2024, départ le 30 juin

Québec—Saint-Malo 2024, départ le 30 juin

 

L’ouverture des Jeux Olympiques de Paris le 27 juillet a bousculé le calendrier de la dixième édition de la Transat. Les concurrents sont attendus dès le 20 juin dans le Bassin Louise. Le directeur de course, Michel Fortier, n’a pas ménagé ses efforts de recrutement. Les intentions de participation sont nombreuses et il est raisonnablement permis penser que la Class40, classe vedette de la course, devrait battre les précédents records de participation avec au moins vingt-cinq engagés et probablement plus encore. Les ténors de la catégorie ont tous signalé leur volonté d’être sur la ligne de départ : Ambrogio Beccaria, le vainqueur de la Transat Jacques-Vabre, Ian Lipinski et Xavier Macaire notamment.

Née en 2004, présente à Québec pour la première fois en 2008, la Class40 représente de toute évidence l’un des plus beaux succès de la course au large des deux dernières décennies avec plus de 200 unités construites et toujours de nouveaux plans en chantier. Une jauge simple, solide et bien pensée dès le départ assure la stabilité de la classe qui s’est largement professionnalisée au fil du temps. Les meilleurs architectes du moment s’y intéressent et poussent son développement : Samuel Manuard, Guillaume Verdier, David Raison, le tandem Finot-Conq, les cabinets Lombard, Botin et Farr. Ce n’est pas le talent qui manque.

Avec les 6.50 de la Mini-Transat et le circuit du Figaro, la Class40 est devenue l’un des tremplins pour gravir les marches dans la hiérarchie de la course au large. Yoann Richomme, Thomas Ruyant, Phil Sharp, Boris Herrmann, Isabelle Joschke, Maxime Sorel, Louis Duc, tous sont passés par le 40 pieds avant de mettre leur sac à bord d’un IMOCA.

Les trimarans de 50 pieds de la classe qui s’appelle maintenant Ocean Fifty ont décidé de bouder l’épreuve, une course pourtant sur mesure pour ces multicoques puisqu’ils bénéficient des honneurs de la ligne à Saint-Malo. Une drôle de décision pour une classe parvenue à un remarquable niveau de compétitivité, mais qui cherche encore à briser son plafond de verre, coincée entre les IMOCA du Vendée Globe et les multicoques Ultime.

Québec—Saint-Malo occupe une place particulière dans le monde de la course au large. Elle ne fait plus partie du grand circuit international depuis la mise au rancart des multicoques de l’ORMA (trimarans de 60 pieds), mais la détermination et le travail de ses organisateurs successifs lui ont permis, non seulement de survivre, mais de se construire une identité propre. Le parcours rapide par vent portant sur l’Atlantique nord est unique en son genre. Le maxi trimaran Spindrift a avalé le parcours en 6 jours et 1 heure en 2016, l’année de la dernière édition avant la pandémie. Les équipages aiment venir à Québec où ils sont toujours bien reçus. La longue descente du Saint-Laurent fait rêver ceux qui ne l’ont jamais réalisé et fait partie de la spécificité du parcours.

Quatre multicoques MOD 70 ont signalé leur intérêt. Cette classe (constituée de sept unités dans le monde) qui a échoué à remplacer l’ORMA a connu une brève carrière à partir de 2010 et se cherche encore une vocation. Ces monotypes sont toujours dans le coup et pourraient constituer une flotte si toutes les intentions se concrétisent. Le MOD 70 Oman Sails était d’ailleurs sur la ligne de départ en 2016.

Le comité de course fait aussi de l’œil aux modèles vintage des trimarans de 40 à 50 pieds et parmi eux les plans de Walter Greene et Dick Newick qui ont écrit quelques jolies pages de la course au large avec un certain Mike Birch.

Deux autres classes de monocoques ont été créées pour stimuler la venue de voiliers de 45´à 70´et parmi eux les anciens de la Volvo Around the World.

Le Canadien Scott Shawyer qui se prépare pour le Vendée Globe 2028 sera présent avec son IMOCA Be Water Positive. On espère au moins une dizaine d’inscrits dans ces catégories.

Les organisateurs songent à planifier plusieurs parcours différents en allongeant ceux des unités les plus rapides afin qu’ils ne volent pas la vedette Class 40. On en saura plus à ce sujet au courant de l’hiver.

À propos de L’Escale Nautique

L’Escale Nautique est une publication indépendante qui sert le marché de la navigation de plaisance depuis 1995. Elle présente aujourd’hui le plus fort tirage payé de toutes les publications nautiques au Québec. L’Escale Nautique est distribuée à tous les membres de la Fédération de voile du Québec, ainsi qu’aux membres francophones des Escadrilles canadiennes de plaisance.

Le Guide du tourisme Nautique est un guide de navigation publié chaque année depuis 1997. Il s’agit à l’heure actuelle du guide de navigation le plus documenté des principaux plans d’eau du Québec, scrupuleusement remis à jour chaque saison.

© 2024 Tous droits réservés • L’Escale Nautique
Les textes et les photographies publiés sur ce site ne peuvent être reproduits
ou utilisés sur un quelconque support sans l’autorisation écrite de L’Escale Nautique

Réalisation: Servlinks Communication

Nous reconnaissons l'appui financier du gouvernement du Canada par
l'entremise du ministère du Patrimoine canadien (Innovation commerciale)

canada