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Les cartes des eaux de la Basse-Côte-Nord sous un nouveau jour

Les cartes des eaux de la Basse-Côte-Nord sous un nouveau jour

De nouvelles cartes marines de la Basse-Côte-Nord seront réalisées au cours des prochaines années grâce à un véhicule marin autonome testé par l'équipe du Service hydrographique de l'Institut Maurice-Lamontagne.
Déjà deux cartes ont été produites grâce à cette nouvelle technologie acquise récemment par le Service hydrographique du Canada.
Quatre de ces appareils ont été achetés pour un peu plus de 300 000 $ chacun.
C’est l’équipe de l’Institut Maurice-Lamontagne (IML) qui a été chargée de tester l’appareil et de le rendre opérationnel pour les autres endroits du Canada où il doit être utilisé.
Le véhicule hydrographique de surface autonome est un petit catamaran de 2,5 mètres qui a la capacité de naviguer seul, dans les eaux situées près des côtes, et d’effectuer des relevés sans personne à son bord.
Le petit navire est équipé de systèmes qui lui permettent de détecter les faibles profondeurs, d’éviter les collisions et les échouements, explique Roger Côté, gestionnaire du Service hydrographique du Canada, région du Québec, et responsable de l’acquisition et de la gestion de données sources.
Si le véhicule découvre un obstacle, une bouée, par exemple, un autre bateau ou un quai, il va s’arrêter et attendre les instructions de l’opérateur pour la suite des choses, précise M. Côté.
La plateforme est aussi dotée de système de sonar multifaisceaux et d’un système de positionnement ultra précis. Des éléments qui expliquent notamment le coût élevé de chaque véhicule.
Pour mettre l'appareil à l’épreuve, l’équipe du Service hydrographique de l’IML s’est rendue notamment sur la Basse-Côte-Nord. Des cartes marines de la région n’ont pas été renouvelées depuis le siècle dernier. On a des cartes dans ce secteur qui sont encore en brasses et qui sont très mal géoréférencées, indique M. Côté.
Les premiers travaux hydrographiques ont entre autres permis de constater qu’il pouvait y avoir des écarts dans la ligne de rivage de 150 mètres entre la carte actuelle et ce qui existe sur le terrain.
Les cartes existantes ont été réalisées à partir de données ponctuelles sur des distances variant entre 200 mètres et un kilomètre entre chaque relevé. Il y a énormément de hauts fonds qu’on découvre entre ces points-là avec les nouvelles technologies, souligne Roger Côté qui explique aussi qu’un haut fond de 12 mètres a pu être détecté, alors que la carte indiquait une profondeur de 66 mètres.
C’est un exemple parmi tant d’autres. On essaie d’avertir les navigateurs le plus efficacement possible. Ce n’est pas évident. La meilleure façon, c’est de faire de nouveaux produits, explique le gestionnaire du Service hydrographique.
Les secteurs qui ont été explorés jusqu’à maintenant par le véhicule marin autonome sont situés près des côtes et des petits quais exploités par le Bella Desgagné qui approvisionne les petits villages de la Basse-Côte-Nord.
Outre le nouveau véhicule de surface autonome, le Service hydrographique utilise des plateformes plus imposantes ainsi que la technologie aéroportée LiDAR pour refaire les cartes marines de la Basse-Côte-Nord.
Deux nouvelles cartes marines ont été mises en circulation.
Ces deux cartes répertorient les fonds de Blanc-Sablon jusqu’à l’île Mistanoque, à l’est de Saint-Augustin. Il nous reste à progresser jusqu’à la Romaine, indique M. Côté.
Il s’agit toutefois d’un projet de longue haleine puisqu’il faut environ un an pour produire une carte.
Le Service hydrographique devra en réaliser une douzaine avant d’atteindre son objectif. Comme il s’agit d’un dossier prioritaire, Roger Côté a bon espoir que le travail pourra être effectué d’ici 2025.
Quant au nouveau véhicule hydrographique de surface autonome, il est maintenant jugé fonctionnel. Les gens sont maintenant [à l'aise avec] l’utilisation du système, assure M. Côté, ils connaissent parfaitement comment ça fonctionne et ce qu’ils peuvent attendre du système.
La plateforme subira quelques dernières petites modifications, cet hiver, pour être prête à patrouiller les côtes dès le printemps prochain.

Sources : Joane Bérubé - Radio Canada 

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