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Des taxis à foils sur la Seine

Des taxis à foils sur la Seine

Éric Tabarly aurait adoré. Le père français des hydrofoils n’aurait pas renié les SeaBubble, ces drôles de petites capsules volantes qui sont actuellement en rodage dans la capitale parisienne.
Leur aspect futuriste, avec ce nez avant entièrement vitré, en fait une véritable attraction sur la Seine. « Les gens nous demandent si nous sommes un sous-marin ou le prototype d’une voiture amphibie », sourit Bastien, l’un des ingénieurs. Même la brigade fluviale les a arrêtés par erreur, il y a quelques jours, s’étonnant de cette carlingue fuselée quasi-volante.
Depuis quelques jours, les SeaBubbles, ces taxis volants électriques innovants, ont discrètement fait leur apparition sur le fleuve de la capitale. Après quelques contretemps, ils ont obtenu, de la préfecture de région, l’autorisation de réaliser une expérimentation du 16 au 28 mai. Ce vendredi soir encore, la start-up franco suédoise faisait quelques réglages en prévision du salon des nouvelles technologies Vivatech qui ouvre ses portes jeudi prochain. L’occasion pour le Parisien de monter à bord.
A l’intérieur, derrière le pilote, quatre sièges se font face, comme dans les taxis londoniens. Les portes Papillon se referment. On repense à la De Lorean de Retour vers le Futur. En accélérant, l’engin prend de la vitesse. Il s’élève, jusqu’à 50 cm au-dessus de l’eau. Disparaissent alors tous les clapots et autres secousses que l’on ressent lorsqu’on est sur l’eau. On a l’impression de glisser, sans se soucier des vagues que l’on peut traverser. Pas d’inquiétude pour ceux qui ont le mal de mer.
Les ponts parisiens passent les uns après les autres. Au loin, en cette fin de journée, les voitures progressent au ralenti sur les routes qui longent la Seine. Pare-chocs contre pare-chocs. Nous, nous avançons un peu plus vite. Mais tranquillement. Presque trop. Sur la Seine, les bateaux n’ont le droit de voguer qu’entre 12 et 18 km/h. Notamment pour éviter que de trop grosses vagues s’échouent sur les péniches des habitants. Mais à cette allure, il faut bien l’avouer, on s’ennuie presque. « Nous avons fait des demandes pour aller à 25hm/h, explique Bastien, l’un des ingénieurs du projet. C’est aussi la vitesse optimale pour le fonctionnement des Seabubbles ».
Créés en 2016 par Alain Thébault et Anders Bringdal, deux anciens skippers, les SeaBubbles ont été imaginés comme un taxi flottant ou volant, à mi-chemin entre un bateau et un avion. Grâce à une application, il embarquerait puis débarquerait ses passagers le long des rivières : « Avec les Seabubbles, nous proposons de reconquérir les fleuves avec zéro émission et zéro vagues », explique Alain Thébault.
Ce jeudi, les 20 premières bulles seront mises à la vente, pour l’ouverture du salon Vivatech, à 140 000 € pièce. « Ça va partir très vite, espère Alain Thébault, nous avons des demandes venant de partout dans le monde. D’hôtels de luxe, de municipalités... ». Et les deux fondateurs ont déjà d’autres projets. Des bateaux-bus d’une dizaine de passagers au moins, des taxis pour les Jeux olympiques de 2024. Et à Dubaï, les SeaBubbles devraient même « voler » sans chauffeur.

Sources: Le Parisien

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