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    Ian Bruce, «Père du Laser», 1933-2016

    Ian Bruce, «Père du Laser», 1933-2016

    Ian Bruce s’est éteint le 21 mars à Hamilton. Lors de la cérémonie commémorative tenue à son attention au Yacht Club Royal Saint-Laurent, son club de Dorval, ses filles ont suggéré d’oublier les fleurs et «d’aider plutôt quelqu’un que vous aimez à apprendre la voile.»

    Né en Jamaïque, Ian Bruce a vécu une partie de sa jeunesse aux Bahamas où il préférait la chasse sous-marine à la voile, qu’il trouvait alors «ennuyeuse». Alors qu’il faisait des études d’ingénieur à l’Université Mc Gill, un de ses copains l’a invité à remplacer un équipier malade à l’occasion d’une régate à Pointe-Claire. «Ce fut un coup de foudre qui a complètement changé ma vie» avoua plus tard Ian Bruce.

    Fils de famille aisée impliquée dans le commerce du rhum, Ian n’a jamais terminé ses études d’ingénieur. Il se passionne pour la régate et devient membre de l’équipe canadienne de voile en Finn aux Jeux Olympiques de Rome 1960, où il décroche la septième place. Il se lance à la même époque dans la construction navale et fabrique des International 14, catégorie où il connaîtra beaucoup de succès en remportant la Coupe du Prince de Galles aux Bermudes, l’équivalent du championnat du monde, en 1967 et 1968. Pour payer ses études de design industriel à l’Université de Syracuse, il vendra ses meubles, un International 14 construit de ses mains et obtiendra finalement une bourse pour terminer ses études.

    Avec son associé André Julien, il construit des dériveurs de compétition dans un petit atelier de construction navale dans l’ouest de l’île de Montréal. C’est le début de Performance Sailcraft. En 1970, il cherche un dessin qui lui permette de pénétrer un marché de masse. Il veut construire un bateau bon marché et compétitif pour séduire les régatiers. Il confie la tâche à un de ses amis et équipier en International 14, l’architecte Bruce Kirby. qui griffonne les lignes du futur Laser lors de leur première conversation téléphonique. Le dériveur va connaître un succès instantané. En 1976, le chantier de Pointe-Claire produit 12 000 unités par année, mais le bateau est vendu si bon marché que les profits demeurent maigre. Plus de 230 000 Laser trouveront preneur dans 140 pays à travers le monde.

    Ian Bruce et son complice Peter Bjorn s’alignent à nouveau aux Jeux Olympiques de Berlin en 1972 où ils finissent 12e de la série des Star. La faillite de l’usine Laser survient au milieu des années 1980. Designer infatigable, Ian dessine le petit frère du Laser, le Byte qu’il construit dans un nouveau chantier, PS 2000, où il produit aussi des Optimist, Club 420 et des 29er. Sa contribution à la voile et à la construction navale lui vaut de recevoir l’Ordre du Canada en 2009. En 2006, ce mordu de bateau fabrique une réplique de runabout, le Bruce 22, dont il sortira aussi une version électrique. Ce gentleman laisse derrière lui un brillant sillage, ceux qui l’ont connu se rappelleront aussi d’un homme affable.

     

    D’après le Wall Street Journal, Montreal Gazette et Globe&Mail

     

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    L’Escale Nautique est une publication indépendante qui sert le marché de la navigation de plaisance depuis 1995. Elle présente aujourd’hui le plus fort tirage payé de toutes les publications nautiques au Québec. L’Escale Nautique est distribuée à tous les membres de la Fédération de voile du Québec, ainsi qu’aux membres francophones des Escadrilles canadiennes de plaisance.

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