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Difficile lendemain d'Irma à Saint-Martin

Difficile lendemain d'Irma à Saint-Martin

Suite au passage de ce cyclone, la Fédération des Industries Nautiques (Fin) a mené de son côté une première mission d’évaluation sur les conséquences économiques et sociales de l’ouragan sur le secteur nautique de Saint-Martin. Après des rencontres avec plus de cinquante chefs d’entreprises victimes du sinistre, il en ressort que toutes les entreprises ont été touchées : bâtiments démolis, pontons disloqués, équipements détruits, outillages hors service… Toujours selon la FIN, plus de 1 000 bateaux de plaisance sont sinistrés, dont près de la moitié est réduite à l’état d’épaves.
La filière nautique de Saint-Martin (partie française), composée de 68 entreprises réalisant un chiffre d’affaires de 95 millions d’euros et qui emploient près de 400 salariés équivalents temps plein (ETP) est aujourd’hui sinistrée à plus de 70 %.
Sans même chiffrer le coût de la flotte détruite, les dégâts sur les infrastructures et l’équipement des entreprises sont estimés à près de 18 millions d’euros, les projections de pertes d’exploitation s’élevant à 40 millions d’euros.
En temps normal, les deux tiers de ces entreprises interviennent dans le domaine de la location de bateaux de plaisance et celui des activités nautiques (sport de glisse, plongée…), les autres entreprises intervenant dans les domaines de la réparation et de l’entretien des bateaux, la vente d’équipement et d’accastillage, le service ou encore la formation.
Si une partie des dégâts doit être couverte par les assurances, les délais d’expertise et d’indemnisation seront longs – comme en témoigne encore Pierre Altier dans Voiles et Voiliers – et les niveaux de prise en charge souvent insuffisants pour permettre de reconstruire et d’équiper les entreprises à temps pour la prochaine saison.
L’activité est actuellement au point mort et aucun chiffre d’affaires ne peut être réalisé.
Afin de permettre au secteur de passer ce cap difficile et de se reconstruire, la Fin demande l’ouverture d’un crédit exceptionnel de 10 millions d’euros dans le cadre du Projet de loi de finances (PLF) actuellement débattu au Parlement.
Cette enveloppe exceptionnelle permettrait selon la fédération de pallier les besoins les plus urgents, et notamment :

- Contribuer aux premières mesures d’évacuation des épaves.

- Achat d’outillages et d’équipements de base pour reprendre une partie de l’activité.

- Remise en état de pontons, cales et matériels de manutention.

- Compenser l’absence ou l’insuffisance d’assurances.

Cette aide d’urgence devra être accompagnée par des dispositifs permettant de maintenir dans l’emploi les salariés formés depuis plusieurs années et expérimentés, de favoriser le redémarrage des activités, de soutenir la trésorerie des entreprises (moratoire, report de charges, etc.)

Sources : Voiles et Voiliers

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